Rechercher dans ce blog

Translate

lundi 20 juin 2022

Paysages alimentaires conviviaux : pour aller au-delà de la durabilité alimentaire

 Mass Movement, a group of five young Belgians artists, demonstrated the art of living statues in the garden of the Artists Pavilion in Rehov Alharizi, Tel Aviv. by IPPA Staff - 1973 - National Library of Israel, Israel - CC BY.

Mass Movement, a group of five young Belgians artists, demonstrated the art of living statues in the garden of the Artists Pavilion in Rehov Alharizi, Tel Aviv. by IPPA Staff - 1973 - National Library of Israel, Israel - CC BY

IEA de Paris 
17 Quai d'Anjou 
75004 Paris
information@paris-iea.fr

Forum intersectoriel organisé par Raúl Matta (Université de Göttingen et IEA Paris) et Charles-Édouard de Suremain (UMR 208 PALOC - IRD/MNHN) avec le soutien de l'IEA de Paris

Présentation

« Paysages alimentaires conviviaux » est un forum intersectoriel à la croisée des sciences sociales, des arts et la culture, de la cuisine et de l’activisme. Il vise à combler partiellement ce que les critiques du concept de durabilité appellent son « déficit culturel », à savoir que les humanistes universitaires, les scientifiques des « pays des Suds », la société civile, les communautés locales, les artistes et autres travailleurs culturels n’ont pas été au centre des discussions sur ce qu’est et pourrait être la durabilité. Notre critique se concentre sur un sujet qui nous concerne tous, l’alimentation, en associant les concepts de convivialité et de paysages alimentaires. Nous pensons la convivialité comme une approche théorique vers des ordres sociaux plus justes et durables. Elle désigne l’équité, l’interdépendance entre humains et non-humains, le respect mutuel des uns et des autres et de l’environnement, et la prise en charge de la responsabilité conjointe des modes de vie et d’engagement. Les paysages alimentaires sont les environnements dans lesquels les pratiques, les valeurs, les significations et les représentations liées à l’alimentation se croisent avec les réalités matérielles qui entretiennent nos rapports avec la nourriture.

Les participants, issus de différents secteurs d’activité, mènent des réflexions et des actions qui explorent et attirent l’attention sur les alliances humaines et plus qu’humaines nous permettant d’imaginer un avenir pour l’alimentation.

Programme

LUNDI 20 JUIN

10-12h 
Table ronde 1. Alimentations et rapports au vivant: spontanéité, instabilité, temporisations, domestications

Tous les êtres, humains et non-humains, ont leur mot à dire dans le grand concert du vivant. Qu’en est-t-il lorsque ces forces entrent en jeu ou en concurrence dans un contexte d’alimentation ? En cuisine, sur les terres agricoles, au laboratoire, ou dans les salles d’expositions, les cycles de vie sont en perpétuelle négociation.

Participants :
*Nicolas Bricas(chercheur au CIRAD, Chaire Unesco Alimentations du Monde)
*Luna Kyung(artiste et cuisinière, spécialiste de la fermentation)
*Christophe Lavelle(biophysicien, chercheur au CNRS)
*Raquel Rojero(cuisinière, Grand Central au Centquatre-Paris)
*Noémie Sauve(artiste et professeure à TALM-Le Mans)

14h-16h
Table ronde 2. Collaborations, engagements et micro-politiques
La politique n’est pas l’apanage des institutions, des lobbys, des jeux de pouvoirs et de domination. Il est également un phénomène quotidien et localisé, partagé par tous les acteurs qui produisent de la connaissance sur l’environnement et sur les paysages et pratiques alimentaires. Comment s’autoriser et organiser un « vivre-ensemble » dans un monde ouvert ?  

Participants :
*Elise Demeulenaere(anthropologue, chercheure au CNRS)
*Julie Lou Dubreuilh(bergère urbaine et activiste environnementale)
*Doriane Guennec(chargée de mission, Terralim)
*Julie Lequin(responsable de la recherche et du développement, Saluterre)

16h15-17h30
Performance « The Tang Yuan experience », animée par Joanna Wong (artiste plastique et co-fondatrice du collectif Enoki).
Le Tang Yuan (boules de riz glutineux) est une friandise traditionnelle pendant le festival du solstice d’hiver, un moment de réunion en famille pour les communautés chinoises. Le mot Tang Yuan ressemble à « Tuan Yuan » (ensemble). Pour Joanna Wong, cette friandise symbolise la convivialité. Plus encore, la fabrication de Tuan Yuan est le premier exercice de cuisine collective pour les enfants d’école maternelle à Hong Kong, pays dont l’artiste est originaire. L’atelier consiste à fabriquer ensemble du Tang yuan, suivi d’une séance de partage de nourriture.

MARDI 21 JUIN

10h-12h
Table ronde 3. Commensalités : récits d’interdépendances et subsistance
On entendra la commensalité dans un sens large, constituée par des interactions nourricières réciproques entre êtres vivants – et comme une précondition pour la convivialité. Cette approche nous permettra d’établir des liens plus nuancés, intimes et durables avec la nourriture, et de mettre en question les rapports « marchandisés » à l’alimentation.

Participants :
*Carmen Bouyer(artiste, designer et curatrice)
*Damien Conaré(Sécrétaire général, Chaire Unesco Alimentations du Monde)
*Jenny Herman(doctorante en études culturelles, KU Leuven)
*Samah Hijawi(artiste multimédia, Académie Royale de Beaux-Arts de Bruxelles)
*Joanna Wong(artiste plastique, co-fondatrice du collectif Enoki)

12h15
Performance culinaire "Kitchen. Table" par Samah Jikawi (artiste multimédia, Académie Royale de Beaux-Arts de Bruxelles)
"Kitchen. Table." est une recherche qui aborde le mouvement des pratiques alimentaires à travers la migration et le commerce. Elle raconte les histoires riches et complexes liées aux paysages culinaires des régions dans lesquelles on vit, et la façon dont elles se sont développées au fil du temps. La mémoire alimentaire, l’influence des migrations dans les cultures alimentaires, la place des affects et de l’amour en cuisine dans une société post-capitaliste, ainsi que les histoires non-racontées des non-humains sont des idées centrales à ce projet. Samah présentera ses recherches sous la forme d’une performance culinaire pour que chacun puisse goûter aux idées qui entourent son travail.

Informations pratiques

Entrée libre sur inscription obligatoire




mardi 31 mai 2022

PRÉHENSION

 LE RAVITAILLEMENT

Lieu d'art et de pratiques rurales
Gavray-sur-Sienne
Normandie
26 juin - 20 août 2022 

Merci à l'équipe du Ravitaillement et à Marie Pleintel pour l'invitation.

Merci également à Hadrien Marquet, maraîcher, et Lise Pignol, éleveuse, pour leurs témoignages qui ont initié l'élaboration de mes dessins réalisés pour l'exposition"Préhension"-exposition personnelle


"Préhension" est une série de sculptures en bronze de silhouettes animales miniatures qui portent la marque d'un pincement de doigt à l'échine. 
Cette série, et son interprétation photographique, est présentée avec plusieurs dessins réalisés spécialement pour l'exposition.

Elle est visible du 26 juin au 20 août, tous les vendredis et samedis de 15h à 18h30. Entrée libre !


Le vernissage aura lieu le dimanche 26 juin, lors de l'ouverture de l'exposition au Ravitaillement (1 rue du moulin), de 11h à 16h.
Le Ravitaillement + rencontre Abatt'mobile vendredi 24 à la ferme du Bois Landelle (50)

Parole de Créateurs face à l’urgence écologique

 FONDATION THALIE

conversation en ligne
21 juin 2022 
19h-20h
Parole de créateurs face à l'urgence écologique : 
Noémie Sauve et Benjamin Van Wyk de Vries

page de l'événement ICI

Thème : Habiter le milieu volcanique
Modération : Stefano Vendramin que je remercie pour cette invitation, curateur spécialisé Art & Ecologie



La série Parole de Créateurs face à l’urgence écologique propose des rencontres entre artistes, penseurs et scientifiques pour créer de nouveaux récits, sensibiliser et agir face au dérèglement climatique, par la voie des artistes comme médiateurs.

L’artiste Noémie Sauveet le volcanologue Benjamin van Wyk de Vries sont invités à partager leurs recherches au regard du milieu volcanique qu’ils ont tous deux côtoyé lors d’une résidence commune dans le cadre du projet The Possible Island sur l’île de Vulcano, au nord de la Sicile.

Entre fertilité et toxicité, quelle est l’influence du milieu géologique sur les pratiques artistiques contemporaines ? Comment les artistes s’inspirent-ils de ce refuge unique ? 

En attendant ce rdv je vous invite à voir ou revoir le film "TERRA VUCANICA" que j'ai réalisé pendant ma dernière résidence "The Possible Island" à Vulcano dans ÎLES ÉOLIENNES en Sicile, en juin dernier. 

Merci à Cécile Genovese, fondatrice de la résidence et aide indispensable à la réalisation de ce film "carnet d'enquête", Léo Marin, curateur de la résidence, Giovanni Federico et Peppe Lotta pour la réalisation technique. 

Ce film a été soutenu par de nombreux partenaires dont le programme Géopatrimoine pour la Résilience (UNESCO IGCP 692). 

URBANITE VERTE

 CENTRE TIGNOUS D'ART CONTEMPORAIN

 Sylvain Gouraud, Clinamen, série Les nouveaux terriens, 2018

Collection Fonds d’Art Contemporain Agricole de l’association Clinamen (FACAC)

Création graphique : atelier Le PasQueBeau

Création graphique : atelier Le PasQueBeau



Montreuil 
10 juin - 23 juillet 2022
vernissage jeudi 9 juin à 19h 

"Urbanité verte" réunit des projets artistiques et citoyens autour des questions de nature en ville. L’exposition propose une immersion sensible et réflexive depuis une ville fictionnelle sans nature vers une cité que les êtres vivants, végétaux, animaux et humains, habitent ensemble et réinventent. 
Merci à Julie Sicault Maillé, commissaire de l'exposition, pour cette invitation

Par des visions oniriques et néanmoins critiques, la production plastique contemporaine dessine des images de cités béton dévégétalisées et déshumanisées, des images dans lesquelles la nature sert de prétexte à un embellissement hors-sol de l’urbain, des touches de décor végétal, par-ci, par-là, coupé de la terre. Des zones dans lesquelles l’humain consommateur n’est plus que producteur de déchets.

Cette approche fictionnelle de la ville artificielle transpire des œuvres présentées de Clément Richem et Aurélie Slonina. Pourtant, un trouble sourd de ces créations : la nature est là, sous-jacente, prête à jaillir des entrailles du sol.

Dans un retour à la réalité, l’Homme, après avoir mis sous cloche la nature, revient à elle et comprend qu’ensemble ils forment un tout. La nature entremêle ses racines à celles de la ville dans les créations d’Yves Bélorgey, de Karine Bonneval et de Noémie Sauve, et les citadins ont la capacité de créer une nouvelle histoire réfléchie à l’aune de la pensée écologique, pensée des connexions, comme Vaughn Bell nous propose de le ressentir et Antoine Perez nous engage à réagir.

Ainsi, certains artistes travaillent sur le vivant et les liens entre nature, culture et alimentation. Sylvain Gouraud les met en lumière tandis que le Collectif Safi développe des initiatives qui retricotent ces liens, de même que Nicolas Boulard dans une veine plus cocasse. Quelle est la part de l’artiste et la part du citoyen en eux ? C’est une seule et même personne.

Proche de nous, sur le territoire montreuillois, d’autres citoyens mettent en place des projets de revégétalisation et de production de comestibles notamment, comme nous le montre le projet « Faire circuler la nature en ville ». Le passé maraîcher de Montreuil inspire, le futur de nos villes est à rêver et à construire.

Au fil de l’exposition et de la programmation, chacun pourra découvrir des projets situés et ancrés dans nos réalités, avec la nouvelle carte de Montreuil dessinée par le Collectif Enoki, le Miel béton du Parti poétique et son initiateur Olivier Darné ou encore l’édition Récits-recettes conçue dans le cadre du projet « La Table & le Territoire » porté par Zone sensible, COAL et le LADYSS-CNRS.

Artistes : Vaughn Bell – Yves Bélorgey – Karine Bonneval – Nicolas Boulard – Collectif Enoki – Sylvain Gouraud – Clément Richem – Collectif SAFI – Noémie Sauve – Aurélie Slonina – Parti poétique / Olivier Darné – Antoine Perez
Les projets : Faire circuler la nature / Adel Ourabah, Fred Soupa, Matthieu Marchal,Yaacov Cohen – La Table & le Territoire / Zone sensible, COAL, LADYSS-CNRS

Exposition collective Urbanité verte au CENTRE TIGNOUS D’ART CONTEMPORAIN – 116 rue de Paris – 93100 Montreuil (Métro ligne 9, station Robespierre)

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. 
Nocturne le jeudi jusque 21h.


RENCONTRE "Imaginaires Militants"
Montreuil 
jeudi 7 juillet à 19h
dans le cadre de l'exposition "Urbanité Verte"

Artiste autodidacte, dessinatrice et sculptrice, Noémie Sauve s’applique à valoriser la complexité du vivant. Elle raconte sa pratique artistique pour le moins engagée, les créations qu’elle a réalisées spécifiquement pour Urbanité verte et son implication dans d’ambitieux projets comme la création du Fonds d’Art Contemporain Agricole de Clinamen (FACAC).

Durée 1h, entrée libre sur réservation.

BAHAUS DU VIVANT

CONFÉRENCE : UN BAHAUS DU VIVANT https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/dqqDHJ7

 9 juin 2022 

18h20-20h

Dans le cadre de l'exposition Berlin, nos années 20 au Centre Pompidou à Paris sont organisés de débats et des tables rondes. En écho à la Biennale internationale design Saint-Étienne 2022, le Centre Pompidou propose à la Cité du design et au LPI (Learning Planet Institute) d’imaginer un Bauhaus pour aujourd’hui, une école pour la « génération climat ». 
-merci à Sophie Pène pour cette invitation-



En 1919 Gropius crée le Bauhaus à Weimar, une école réformiste et avant-gardiste qui influence encore la pédagogie bien que le modèle initial n’ait cessé d’être revisité. Quelque cent ans plus tard, la Communauté européenne lance un New European Bauhaus, comme symbole du Pacte vert de la transition énergétique.  Quelle création pour l’anthropocène ? Quels apprentissages dans une époque de transformation radicale ? De quel Bauhaus rêve la Génération climat ? Autour de la proposition d’un Bauhaus du vivant, les intervenants interrogent les apprentissages créatifs et leurs effets sur la société. Par écoles de création, on désigne ici les écoles d’art, de design et d’architecture, mais aussi les universités qui privilégient les projets scientifiques et les engagements écologiques des étudiants et des étudiantes, les laboratoires de recherche, les laboratoires citoyens et les tiers-lieux ainsi que tous les espaces d’expérimentation sociale qui aident à faire grandir une avant-garde sociale.
 
Les projets qui nourrissent la discussion sont, pour la plupart issus de l’exposition « Le Monde sinon rien » (Biennale design international Saint-Étienne, 6 avril-31 juillet 2022).
https://www.biennale-design.com/saint-etienne/2022/fr/a/le-monde-sinon-rien-1376
 
Avec  :
Thierry Mandon, directeur de la Cité du design
Sophie Pène, co-commissaire du « Monde sinon rien » et 
Romain Lacroix, Centre Pompidou
Alexandra Midal, commissaire d’exposition, historienne du design
Lola Hen et Benoît Zenker,designers, École supérieure d'art et design de Saint-Étienne (Esadse)
Chetan Kumar Velumurugan, chercheur et « maker » (Université de Paris Cité, LPI)
Noémie Sauve, artiste plasticienne et professeur à l’École supérieure d'art et design du Mans 
Julie-Lou Dubreuilh, bergère urbaine, ferme Climamen à Villetaneuse
Benjamin Graindorge, designer, professeur à l’Esadse et co-commissaire du « Monde sinon rien »
Claire Brunet, philosophe (Énormale supérieure Paris-Saclay)
Emmanuel Tibloux, directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs
et François Taddei, biologiste, généticien et chief exploration officer (LPI)


dimanche 3 avril 2022

OUVRAGES, FANTASMER LE MONDE V2 PARIS

 exposition de projets artistiques 
qui interrogent les « liens écologiques » 
dans le sens de « l’effet du tout sur le tout »


22 avril-1 Mai 2022

5, rue Beaujon 75008 Paris

Ouvert tous les jours de 15h à 20h 

et sur rdv au 06 51 52 49 20

ci-dessus: salle de Julien Beauquel et Noémie Sauve

ci-dessus: salle de Julien Beauquel et Noémie Sauve

ci-dessus: salle de Julien Beauquel et Noémie Sauve

ci-dessus: salle de Julien Beauquel et Noémie Sauve

ci-dessus: salle de Julien Beauquel et Noémie Sauve
Noémie Sauve et Bruno Latour en visite

ci-dessus: une partie des artistes d' OUVRAGES, FANTASMER LE MONDE

ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
Sylvain Gouraud devant ses photos avec Bruno Latour

ci-dessus: salle collective
Sylvain Gouraud avec Bruno Latour

ci-dessus: photo d'une partie des artistes d'OUVRAGES, FANTASMER LE MONDE et invités

ci-dessus: salle collective
Aymée Darblay, Mauro Bordin, Benoît Pype, Aline Vidal, Antoine de Galbert et Adrianna Wallis

ci-dessus: salle collective
discussion publique entre les artistes d'OUVRAGES, FANTASMER LE MONDE

ci-dessus: salle d'Ada

ci-dessus: salle des projections

ci-dessus: salle des projections
extrait du film d' Alex Mira

ci-dessus: salle des projections
extrait du film d'Antoine Perez

ci-dessus: salle d'Armée Darblay

ci-dessus: salle de Corinne forget et Thomas Savelli
dessins et installation de Corinne Forget

ci-dessus: salle collective

ci-dessus: salle de Mauro Bordin

ci-dessus: salle collective

ci-dessus: salle collective

ci-dessus: salle collective

ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
installation d'Ivana Adaime Makac

ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
installation d'Ivana Adaime Makac et photos de Sylvain Gouraud

ci-dessus: entrée - salle de Jean-Sebastien Tacher et Antoine Perez
sculpture de Jean-Sébastien Tacher

ci-dessus: entrée - salle de Jean-Sebastien Tacher et Antoine Perez

ci-dessus: entrée - salle de Jean-Sebastien Tacher et Antoine Perez

ci-dessus: salle de Katrin Backes et Sylvain Tanquerel

ci-dessus: salle de Katrin Backes et Sylvain Tanquerel

ci-dessus: salle de Mauro Bordin

ci-dessus: salle de Mauro Bordin


ci-dessus: Pascaline Rey


ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
projet de Sylvain Gouraud

ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
photos de Sylvain Gouraud, amandier et Thierry Boutonnier

ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
Thierry Boutonnier et l'amandier

ci-dessus: salle d'Ivana Adaime Makac, Sylvain Gouraud, Thierry Boutonnier et l'amandier
Thierry Boutonnier préparant l'œuvre "Hollywood chewing-gum"


ci-dessus: salle de Corinne forget et Thomas Savelli
performance-installation de Thomas Savelli

ci-dessus: salle de Corinne forget et Thomas Savelli
performance-installation de Thomas Savelli

ci-dessus: salle de Corinne forget et Thomas Savelli
performance-installation de Thomas Savelli

Quelles hypothèses et méthodes sommes-nous contraints d’échafauder pour approcher le territoire qui nous entoure ? La rencontre entre les protocoles scientifiques et les méthodologies artistiques permet de faire émerger une nouvelle complexité dans les diverses explorations de notre environnement. Les ouvrages se construisent avec ardeur, pas de dissection ici, mais des passerelles où s’interpénètrent des forces vivantes toutes reliées les unes aux autres. Cet événement s’inscrit dans la continuité d’un premier rendez-vous qui a eu lieu à Coco Velten (Yes We Camp) en septembre 2021, lors duquel nous avions présenté une vingtaine de projets d’artistes réunis dans le cadre de la saison culturelle pour la biodiversité VIVANT 2020 pendant le Congrès Mondial de la Nature de l’UICN à Marseille.

Avec la participation des artistes et collectifs:

Ada, Katrin Backes et Sylvain Tanquerel, Julien Beauquel, Mauro Bordin, Thierry Boutonnier, Aymée Darblay, Corinne Forget, Sylvain Gouraud, Anita Fuchs et Resa Pernthaller, Ivana Adaime Makac, Alex Mira, Antoine Perez, Benoît Pype, Pascaline Rey Noémie Sauve, Thomas Savelli, Jean-Sébastien Tacher et Adrianna Wallis. 


Ouvrage (subs. masc.) :

1. Action de mettre (quelque chose) en oeuvre, de travailler.

2. Travailler de bon coeur, avec ardeur.

3. Tâche qui demande principalement du temps et de la constance.




https://www.facebook.com/ouvrages.fantasmerlemonde 

https://www.instagram.com/ouvrages_fantasmer_le_monde

https://www.vivant2020.com/event/ouvrages-fantasmer-le-monde



Comment penser l' "ouvrage" et ses enjeux symboliques 

quand il prend son inspiration dans nos rapports écologiques?


extrait du texte d’ouverture de l’événement «V1», à Marseille en septembre 2021:


L’ «ouvrage» se situe, il est inspiré. Il est créé ou pensé, ce qui est parfois déjà la

forme la plus aboutie et peut-être même la plus écologique (faudrait-il ne rien faire

pour être écologique?). Notre corps est plein de récepteurs et d’émetteurs.

Nous les prolongeons. Parfois pour réaliser des gestes utiles mais aussi pour des

gestes nécessaires moins utiles. Nous marquons notre environnement de ce corps

simple ou outillé et cet environnement nous reçoit, se transforme, 

c’est déjà un dialogue.


Si je vous invite dans un magasin de bricolage pour faire « ouvrage » est-ce la

même chose que si je vous invite en forêt? Sur certains points je pense que oui et

sur d’autres pas du tout. Premièrement, vous serez certainement tenté•e•s de vous

demander « à quoi répondre » autour de vous. Se posera alors la question du début.

D’une possible « neutralité ». D’un « sur quoi commence le dialogue ?» ce qui sera

différent dans un lieu qui est prévu pour être le début de tous les projets (comme

un magasin de bricolage par exemple = on commence par le vide?) et un autre qui

est déjà un projet autonome en cours (comme la forêt?) et qui pourraît aussi être vu

comme un début efficace pour penser à créer.

(...)

OEuvrer est-ce se familiariser avec une nouvelle mise en rapport à une future

nouvelle mise en rapport?


Noémie Sauve 



j'y exposerai une sélection de DESSINS EN EXOSQUELETTE


J’ai embarqué en 2017 à bord de la goélette scientifique

Tara pendant la mission Tara Pacific, dont l’ objectif

était d’ausculter la biodiversité des récifs coralliens et

leur évolution face au changement climatique et aux

pressions anthropiques.

Pour mieux parler du sujet complexe des récifs

coralliens et du phénomène de blanchissement dont

ils souffrent, j’ai exploré de nouvelles techniques,

dont une qui consiste en l’accumulation de particules

de cuivre sur des dessins par électrolyse. Ainsi, je

crée des dessins hybrides entre dessin et sculpture

sur le modèle de la construction des exosquelettes

des coraux et des récifs. Ces dessins en exosquelettes

permettent d’offrir un réceptacle aux propositions

scientifiques issues de mes rencontres à bord et de

mon carnet de voyage. Ces prélèvements dessinés

théoriques et émotionnels deviennent leur propre

squelette, car le dessin en métal survit à son support

papier qui se délite, abîmé par le bain conducteur.

Les dessins en exosquelettes sont comme des

iconographies des rapports d’interdépendances entre

les territoires et les formes qui les habitent mais aussi

entre nos moyens rationnels et sensibles d’appréhender

les territoires que nous tentons d’étudier.

TARA visite virtuelle EPISODE n°6:

https://youtu.be/m_IDip4r0KY

TARA visite virtuelle EPISODE n°7:

https://youtu.be/0CkHAIHXJEM