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mardi 16 octobre 2018

Dessins en exosquelettes (1) / TARA PACIFIC

Cette série (n°1) de "dessins en exosquelettes" a été réalisée en cuivre via un procédé d'électrolyse adapté au papier afin de reproduire une esthétique de l'agglomérat sur le modèle des exosquelettes de coraux. Ces dessins-récifs construisent des exosquelettes de probabilités scientifiques élaborées à partir des notes scientifiques que j'ai prises à bord pendant ma résidence TARA PACIFIC.
CES DESSINS ONT ÉTÉ RÉALISÉS EN 2018

ci-dessus
"PLASTIKOS"
ARCHITECTURE POUPONNIÈRE- LE TERRITOIRE DU CORPS
SQUELETTE DE BIOTOPE- MATERNAGE EN EXOSQUELETTE
À l’échelle du début de la vie, ma nouvelle ère géologique
-PLASTIKOCÈNE-
REMODELAGE DU VIVANT PAR L’INVISIBLE
Le plancton-base de la chaîne alimentaire- mange du plastique
Noémie Sauve-2018
TARA PACIFIC
Dessin en cuivre, argent, stylo et crayon sur papier Moulin du Gué
57,50x75,50cm
photo @Katrin Backes
collection particulière
(réf.84)


Le plastique a envahi nos sociétés et nos vies… Dans les océans, outre les macro-plastiques, on le retrouve surtout à l’état de micro-plastique, invisible à l’œil nu, il se mélange au plancton, sert de support parfois, mais au final il se mélange aux formes vivantes pour créer des structures hybrides, moitié vivantes, moitié inertes. Leur abondance transforme le plancton avec certaines bactéries qui se spécialisent sur la dégradation de ces formes, et au final c’est la composition du plancton qui se transforme. Dans le plancton marin, les micro-plastic ne sont pas juste des particules inertes, mais des particules qui modifient les assemblages dans le plancton, qui transforment la base des écosystèmes marins et qui sont incorporés dans les chaines trophiques. L’impact exact sur les réseau trophiques marins reste encore à l’étude, mais un risque de bouleversement du vivant est envisageable.

Serge Planes, Directeur Scientifique de "Tara Pacific", Fondation Tara Océans
Directeur de recherche au CNRS au CRIOBE (DR1)-Section 29, Directeur d'Etudes Cumulant EPHE (SVT), Directeur LABEX "Corail"(PSL-EPHE-Programme d'Investissement d'avenir), Directeur IRCP "Institut des Récifs Coralliens du Pacifique (EPHE), Responsable du pôle Environnement de l'Université Paris Sciences et Lettres


ci-dessus
Un protocole se base sur des colonies évolutives mobilisées
Noémie Sauve 2018- TARA PACIFIC
Dessin en cuivre, argent, stylo et crayon sur papier moleskine
9x14 cm
photo @Katrin Backes
collection particulière
(réf.85)

Le corail, le mélange d’un animal, d’un végétal et d’un minéral qui dresse de drôles de branches vers la lumière pour en capter toute l’énergie dont il a besoin. Le soleil, sa lumière et sa chaleur sont la source de vie du corail, cette lumière permet aux algues qu’il abrite de se développer et de produisent les glucides dont le corail a besoin. Et le corail va construire son squelette, la partie minérale. Tout ceci avec pour origine un rayon de soleil qui active une micro-algue, qui alimente un minuscule polype qui va construire son squelette de calcaire et surtout qui va se multiplier et se multiplier. Le corail, étranges créatures ancestrales, à l’origine des bio-constructions les plus importantes de la planète qui transforme le littoral en un écosystème où explose la diversité, les couleurs et les vies. Presque 1500 espèces de coraux, chacune offrant des formes exubérantes et torturées qui sont aussi source de vie du récif. Complexe, le corail est aussi fragile… trop de chaleur et il blanchit et il meurt, car tout équilibre complexe est aussi très fragile.

Serge Planes, Directeur Scientifique de "Tara Pacific", Fondation Tara Océans
Directeur de recherche au CNRS au CRIOBE (DR1)-Section 29, Directeur d'Etudes Cumulant EPHE (SVT), Directeur LABEX "Corail"(PSL-EPHE-Programme d'Investissement d'avenir), Directeur IRCP "Institut des Récifs Coralliens du Pacifique (EPHE), Responsable du pôle Environnement de l'Université Paris Sciences et Lettres
ci-dessus
Les ondes sonores véhiculées par l’eau contiennent l’enrichissement local de l’ARN
TARA PACIFIC
Noémie Sauve 2018
Dessin en cuivre, argent et crayon
21x29,7cm
photo @Katrin Backes

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Mon cadavre comme un écosystème temporaire, comme un corail mou
Noémie SAUVE-2018-TARA PACIFIC
Dessin en cuivre, argent et stylo
21x29,7cm
photo @Katrin Backes

ci-dessus
Les ressources en eau souterraine apaisent les océans et les hommes
SAUVE Noémie-2018-TARA PACIFIC
Dessin en cuivre, argent et stylo
21x29,7cm
photo @Katrin Backes

ci-dessus
ÉTEINDRE UN GÊNE
Noémie Sauve
Tara Pacific
2018
Dessin en cuivre, argent et crayon
21x29,7cm
photo @Katrin Backes

Eteindre un gène 
Le patrimoine d'un individu est présent dans chacune de ses cellules malgré des activités différentes. Tous les gènes ne sont pas exprimés simultanément, ils sont comme éteints ou allumés. Pour éteindre un gène il existe plusieurs mécanismes de régulation. De plus, le développement des biotechnologies permet à présent d'éteindre un gène par des stratégies de mutagenèse dirigée dans le but de comprendre ses fonctions dans l'organisme. Apres un transfert de matériel génétique dans la cellule receveuse, et recombinaison, le gène cible peut être remplacé par un autre ou encore supprimé. Le travail de caractérisation phénotypique commence alors en laboratoire pour identifier les changements opérés. 

Morgane Ratin Ingénieur d'Etudes en Biologie Moléculaire Equipe Ecology of Marine Plankton (ECOMAP) UMR7144 CNRS Station Biologique de Roscoff. Morgane Ratin faisait partie de l'équipe scientifique rencontrée à bord de Tara pendant l'expédition Tara Pacific.

ci-dessus
Reconstruction des télomères, intégrateurs de stress, extrémités des chromosomes, essentiels pour la survie particulièrement affectés par ces stress.
Quand les télémètres sont affectés il y a une accélération du vieillissement
Noémie Sauve 
Tara Pacific 
2018
les vieux coraux en chantier ou la jouvence épuisante- enzyme dopée; la télomérase en surproduction. 
SOURD AU STRESS 
VIE ETERNELLE SOURDE
Dessin en cuivre, argent, stylo pailleté argenté et crayon
29,7x21cm
photo @Katrin Backes

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LE MYSTÈRE CRÉE L’ONDE
VS
LE BUT CORPUSCULAIRE ONDULATOIRE
Noémie Sauve
TARA Pacific
2018
Dessin en cuivre, argent et crayon
21x29,7cm
photo @Katrin Backes

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Le soleil peut noyer les algues désignées pour ralentir la dilatation de l’eau
Noémie SAUVE
Tara Pacific
2018
Dessin en cuivre, argent et crayon
14,8x21cm
photo @Katrin Backes
collection particulière
(réf.86)

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La preuve atteint sa maturité modulable en « pop-up », quand un corail se distingue, ébréché de mauvais nutriments
Noémie SAUVE
Tara Pacific
2018
Dessin en cuivre et argent
14,8x21cm
photo @Katrin Backes

ci-dessus
Le doute génère une chaîne alimentaire aléatoire
Noémie SAUVE
TARA PACIFIC 
2018
Dessin en cuivre, argent et stylo pailleté argenté
14,8x21cm
photo @Katrin Backes

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 dessin réversible à deux titres 
-La résilience du problème visible se reflète dans les squelettes
-Les réactions enzymatiques ont l’avantage de se fixer à la lumière des sels
Noémie SAUVE 
TARA PACIFIC
2018
Dessin en cuivre et argent
14,8x21cm
photo @Katrin Backes

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Les coraux coulent pour que les bactéries, produites sur le substrat respirent le microbiome stable
Noémie SAUVE
Tara Pacific
2018
Dessin en cuivre et argent
14,8x21cm
photo @Katrin Backes
collection particulière
(réf.87)

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L’organisme le plus absorbant de la terre est relatif au modelage du Polymèrocène
Noémie Sauve
2018
Tara Pacific
Dessin en cuivre et argent
14,8x21cm
photo @Katrin Backes

L’animal le plus absorbant de la planète est bien évidemment une éponge. Et en termes de plasticité ou de capacité d’adaptation ces organismes n’ont pas encore révélé tous leurs secrets. Encaisser des stress, dépolluer, certaines éponges savent faire, et très peu d’espèces ont été étudiées. On parle aujourd’hui beaucoup de services écosystémiques et des capacités que la flore marine, le phytoplancton, les forêts de macroalgues, les herbiers de phanérogames, les mangroves, peuvent avoir pour fixer le CO2 excédentaire émis par les activités humaines. On voit là beaucoup de potentialité pour limiter le changement climatique. On devrait aussi parler des éponges et de leur capacité à dégrader des polluants chimiques pourtant connus pour être très persistants, peut être des plastiques c’est à voir, et expliquer qu’en préservant leur biodiversité et leur fonctionnalité, une résilience est possible… biensur, il faut commencer par réduire les sources de perturbation environnementales.

Océanographe né en 1970 à Marseille, Thierry Pérez tient son obsession de monter sur les bateaux d’un grand père marin pêcheur. Directeur de recherche au CNRS, il est biologiste marin, spécialiste des éponges, des animaux dont il a décrit une quarantaine d’espèces. Il aime jouir de la liberté de satisfaire sa curiosité et de réaliser sans cesse de nouvelles idées par une science interdisciplinaire. Il organise et dirige des formations et des expéditions naturalistes aux quatre coins de la planète, avec toujours la même flamme dévorante, et en créant du lien avec des paysages et des gens de mer exceptionnels.


ci-dessus
Antifouling et petits poissons des récifs formant la mélancolie aérienne
Noémie Sauve
TARA PACIFIC
2018
Dessin en cuivre, argent et crayon
14,8x21cm
photo @Katrin Backes


Les voyages maritimes ont toujours eu un lien paradoxal avec la nature et l'environnement :
Composer avec les éléments, les observer, les utiliser comme le vent, les nuages, la marée, les courants, la glace mais aussi les comportements des oiseaux marins, des cétacés, des bancs de poisson sont le quotidien des marins dans leur ensemble…. D'un autre côté ils n'ont pas d'autre choix, pour l'instant, que d'utiliser, à diverses échelles, les énergies fossiles pour faire avancer leurs navires et d'utiliser des produits d'entretien encore nocifs pour l'environnement. Peintures antifouling sur les oeuvres-vives des coques pour diminuer le développement d'organisme aquatique afin d'améliorer les performances, utilisation d'acide pour éviter la prolifération de coquillages dans les prises eau de mer de réfrigération … Néanmoins d'importants efforts ont été fournis par les industriels. Pour réduire les émissions de particules nocives des échappement de gros navire dans l'atmosphère, des filtres à particules par lavage des fumées ont été installés mais la première génération de ces systèmes fonctionnant en circuit ouvert augmente considérablement au niveau local l'acidification de l'eau de mer et nuit donc à la biodiversité marine et notamment du corail. Cela illustre bien le chemin qu'il reste à parcourir. Comment réduire l'impact des navires à la fois en mer et dans les airs ? Est-ce réellement possible vue la croissance mondiale du trafic ? Que penser des ces norias de gigantesques vraquiers, en attente de chargement de charbon extrait des mines du Queensland pour l'export vers l'Asie et l'Europe, si proche de la grande barrière de corail australienne, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité ? Cette question s'est imposé à nous lors de l'expédition TARA PACIFIC en 2017.

Avec un procédé proche de ce qu'il peut se faire dans l'industrie, l'artiste sait nous interroger sur les antinomies de la navigation maritimes et personnellement m'amène à une réflexion sur le bilan écologique total du trafic maritime mondial engendré par le commerce international mais aussi de certaines missions de protection du littoral que je suis amené à effectuer dans mon métier.
Ces squelettes et exosquelettes sont  les témoins du passage souvent destructeur de l'Homme sur notre terre.


Simon RIGAL, né en 1977, passionné par la mer et les bateau depuis l'enfance et ses étés en Corse, vie actuellement dans le Finistère,  capitaine et chef mécanicien dans la marine marchande, il a participé à de nombreuses expéditions scientifiques aux quatre coins du globe à bord de grands voiliers notamment Tara.

Travaille depuis 10 ans sur des remorqueurs hauturiers et des navires de lutte contre les pollutions dans le cadre de la protection du littoral français.

ci-dessus
TRANSFORMATION DES FORMES ORGANIQUES VERS DES FORMES PRATIQUES POUR L’ENTRETIEN
Noémie Sauve- Tara Pacific
2018
photo @Katrin Backes
Dessin en cuivre, argent et stylo
14,8x21cm
photo @Katrin Backes

L’océan doit rester sauvage et l’homme doit cesser d’essayer de le domestiquer. Il n’y a encore qu’une infime portion de l’océan, la frange littorale, où l’homme est omniprésent depuis des siècles, et où il a laissé des traces indélébiles pour domestiquer cet environnement sauvage… Après avoir colonisé et linéarisé une grande portion de littoral, en ouvrages portuaires, exploitations aquacoles, industries, complexes résidentiels et hôteliers, plages artificielles… l’homme doit entendre aujourd’hui qu’il faut mettre un terme à cette course à l’échalote qui conduira notre société à sa perte. MAIS encore aujourd’hui, il faut le dire, il reste encore beaucoup d’espaces littoraux / océaniques, encore vierges à l’échelle de la planète, et il est absolument capital de les maintenir ainsi. L’océan doit rester sauvage !

Océanographe né en 1970 à Marseille, Thierry Pérez tient son obsession de monter sur les bateaux d’un grand père marin pêcheur. Directeur de recherche au CNRS, il est biologiste marin, spécialiste des éponges, des animaux dont il a décrit une quarantaine d’espèces. Il aime jouir de la liberté de satisfaire sa curiosité et de réaliser sans cesse de nouvelles idées par une science interdisciplinaire. Il organise et dirige des formations et des expéditions naturalistes aux quatre coins de la planète, avec toujours la même flamme dévorante, et en créant du lien avec des paysages et des gens de mer exceptionnels.

ci-dessus
Les cyanobactéries permettent aux 3 couleurs primaires de casser le corail
Noémie Sauve
TARA Pacific
2018
Dessin en cuivre, argent et crayon de couleur
14,8x21cm
photo @Katrin Backes

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