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mardi 3 mars 2020

Dessins en exosquelettes (3) / TARA PACIFIC

Cette série (n°3) de "dessins en exosquelettes" a été réalisée en cuivre via un procédé d'électrolyse adapté au papier afin de reproduire une esthétique de l'agglomérat sur le modèle des exosquelettes de coraux. Ces dessins-récifs construisent des exosquelettes de probabilités scientifiques élaborées à partir des notes scientifiques que j'ai prises à bord pendant ma résidence TARA PACIFIC.
Les dessins en métal survivent à leur support, ils sont leur propre squelette
CES DESSINS ONT ÉTÉ RÉALISÉS EN 2020
ci-dessus:
"Création lente VS Disparition rapide"
50x 65,5 cm
photo@Katrin Backes
ci-dessus:
"Le paysage comme identité"
50x 70 cm
photo@Katrin Backes

Des montagnes en ombre chinoise, devant une ligne d’horizon penchée. Le tout servant de fond à notre identité confondant nature et culture, une synthèse du minéral, du végétal et de l’immatériel. Colonnes de corail devenant pins colonnaires, palmes de cocotiers se transformant en danseurs, gousse de capoquier formant la façade d’une grande maison des hommes, feuille prise dans une branche durant un cyclone, flottant comme un tapa de coutume accroché à un vieux mat du souvenir. Paysage s’enracinant dans la terre tout en naviguant à travers l’histoire sur ses quatre troncs. Illustrant l’ambivalence de l’identité du peuple du grand Océan : être l’arbre, ou être la pirogue ? En miroir, au-dessus, les ancêtres transparents nous rappellent que le visible et l’invisible, le calme et la tempête, la plage et la montagne, le masculin et le féminin, le jeune et le vieux, n’ont de sens que s’ils sont unis dans un tout : l’île.    
Christophe Sand est un archéologue calédonien, cherchant depuis quatre décennies à rendre leur place aux passés multiples de l’Océanie. Pour que les hommes et les femmes du Pacifique s’appuient, dans leur quête d’un avenir de fraternité par-delà la diversité de leurs origines, sur des racines assumées.  

ci-dessus:
"Ressentir les éléments, comme un être vivant"
55 x65,5 cm
photo@Katrin Backes

Qu’est-ce qui motive le nudibranche à avancer sur sa proie, une éponge, un hydraire, une algue, qu’il broute pour tirer des ressources nutritives, mais pas seulement. De ses proies, il extrait aussi des molécules de défenses qu’il va stocker dans les parties de son corps les plus exposées à ses propres prédateurs, des poissons le plus souvent. En cumulant ces toxines notamment dans les branchies qu’il porte sur le dos, il annonce la couleur (car oui elles sont souvent très toxiques) qui s’y frotte s’y pique, qui y goute s’intoxique. Et pourquoi ne voit-on jamais une éponge entièrement dévastée par l’action de broutage des nudibranches ? Est-ce que les nudibranches auraient mieux compris que les hommes que cette ressource, de ce partenaire, dépendrait sa survie ? 

Océanographe né en 1970 à Marseille, Thierry Pérez tient son obsession de monter sur les bateaux d’un grand père marin pêcheur. Directeur de recherche au CNRS, il est biologiste marin, spécialiste des éponges, des animaux dont il a décrit une quarantaine d’espèces. Il aime jouir de la liberté de satisfaire sa curiosité et de réaliser sans cesse de nouvelles idées par une science interdisciplinaire. Il organise et dirige des formations et des expéditions naturalistes aux quatre coins de la planète, avec toujours la même flamme dévorante, et en créant du lien avec des paysages et des gens de mer exceptionnels.


ci-dessus:
"Toutes les espèces sont amenées à disparaître un jour"
48 x62 cm
photo@Katrin Backes

Considérer que la biodiversité est figée et doit être conservée en l’état, comme on conserve des sardines dans une boite en métal, est une approche très archaïque de la biologie de la conservation. Les espèces naissent, évoluent et s’éteignent, remplacées par de nouvelles dont les caractères ont été sélectionnés pour/par un environnement donné, moyenné sur des dizaines/centaines de milliers d’années, c’est ce que Darwin a appelé la sélection naturelle. On vit actuellement une crise qualifiée de sixième extinction massive parce que les effectifs de nombreuses espèces connues diminuent dramatiquement, parce que sans réserves, parcs ou zoos (ces fameuses boites de conserve), beaucoup d’espèces se seraient éteintes avant d’avoir évolué en quelque chose d’autre. Notre problème est que les changements environnementaux sont trop rapides pour que la sélection naturelle fasse son œuvre pour donner naissance à des formes de vies inconnues. Et dans le même temps, alors qu’on décrit encore 15-16000 nouvelles espèces par an, à peine 2000 d’entre elles sont décrites de l’océan. L’effort est insuffisant, il reste énormément à découvrir dans l’océan, un monde à part entière pourrait nous apparaître nouveau dès demain.

Océanographe né en 1970 à Marseille, Thierry Pérez tient son obsession de monter sur les bateaux d’un grand père marin pêcheur. Directeur de recherche au CNRS, il est biologiste marin, spécialiste des éponges, des animaux dont il a décrit une quarantaine d’espèces. Il aime jouir de la liberté de satisfaire sa curiosité et de réaliser sans cesse de nouvelles idées par une science interdisciplinaire. Il organise et dirige des formations et des expéditions naturalistes aux quatre coins de la planète, avec toujours la même flamme dévorante, et en créant du lien avec des paysages et des gens de mer exceptionnels.

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