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mardi 18 avril 2023

exposition Allen & Overy Paris / PRIX BALZAC 2023

 











reportage préparatifs du prix Balzac 2023 SYLVAIN PARISOT chef cuisinier et NOÉMIE SAUVE artiste plasticienne

 «Vous me donnerez un chaudron pour faire ma pâte, puis vous irez me chercher des tiges d’artichaut, des tiges d’asperges, des orties à dard, des roseaux que vous couperez aux bord de votre petite rivière. Demain matin, je sortirai de votre cellier avec du magnifique papier… » Disait David Séchard à son père dans les Illusions perdues de Balzac.

En lisant la Comédie Humaine de Balzac, il nous a semblé que les repas catalysaient des moments clés de transformations réelles ou fantasmées. Ici nous prenons la fougère du Lys dans la Vallée pour créer le lien d’une cuisine d’illusions à voir et à manger. La fougère peut être ingérée, peut être utilisée pour la fabrication du papier (matériau cher à Balzac dont il décrit beaucoup de principes et d’histoire notamment par le biais de l’imprimerie), la cendre de fougère, la potasse, était ajoutée au « verre de fougère » comme fondant au sable.

Le verre permet de passer de la transformation à l’illusion. On pousse plus loin la transformation, Comme le repas qui nous change d’état, nous rassasie, nous endort, nous enivre. Nos préparations à voir et à manger se cuisinent sur un fond liant animal (colle de peau de lapin, lard fondu), où les instincts et les civilités s’organisent plus ou moins bien vers des formes imprévisibles. Pour la scénographie du jury, nous avons moulé nos mains d’artisans- L’artisan invente avec ses mains une matière transformée et soutient le rêve perdu des autres comme David Séchard soutient Lucien de Rubembré.



























https://www.prixbalzac.com/deuxime-dition

lundi 20 mars 2023

PRIX BALZAC

LES ESSENTIELS DU JOUR 
QDA 22.02.23 
N°2553 7 
PRIX Balzac 2023 : 5 duos cuisinier-artiste en lice 


Que Balzac fût une fine fourchette, l’histoire en a gardé mémoire : comme pour ce dîner du 5 octobre 1834 où il invita (en réalité, il s’éclipsa sans payer !) son éditeur Werdet chez Véry au Palais-Royal. Balzac ne goûta pas aux 127 plats de la carte mais quasiment : Werdet le voit engloutir 100 huîtres d’Ostende, 12 côtes d’agneau, un caneton aux navets, une paire de perdreaux rôtis et rien qu’une douzaine de poires dont l’écrivain était si friand… 

Même abondance dans ses romans, de La Rabouilleuse au Lys dans la vallée : il était donc légitime que le prix Balzac, relancé il y a 2 ans (voir QDA du 9 novembre 2021) et désormais baptisé prix Balzac pour la création contemporaine, fasse de la gastronomie le thème de sa deuxième édition. 

Le jury, présidé par le cuisinier Guy Savoy et comprenant le chanteur Bénabar, les artistes Eva Jospin et Fabrice Hyber, Bruno Dubois, professeur de neurologie, Stéphane Layani, président du marché de Rungis, Colette Barbier, ancienne directrice de la Fondation d’entreprise Pernod Ricard, Yves Gagneux, directeur de la Maison de Balzac, le cabinet d’avocats Allen & Overy (principal mécène), Florence Briat-Soulié, présidente du prix, et Florence Calvet, administrateur du Cercle des Amis de la Maison de Balzac, a choisi 5 jeunes duos cuisinier/artiste, chargés de mettre en perspective la dimension culinaire de la Comédie humaine. 

Sur un extrait choisi par Yves Gagneux, le cuisinier inventera une recette et l’artiste une oeuvre. Sylvain Parisot (restaurant Jeanne Aimée) travaillera avec Noémie Sauve, fascinée par les rapports entre art et science, qui a été résidente sur la goélette Tara. Flavio Lucarini (restaurant le Flaubert) fera équipe avec Valérie Delarue, qui a fait de la céramique son médium préféré. Julien Chevalier (restaurant Parcelles) sera avec Inès Longevial, peintre qui brosse des portraits féminins pleins de tendresse. Mallory Gabsi, qui tient le restaurant du même nom, sera avec Sabrina Vitali, qui s’exprime aussi bien avec le verre qu’avec le plexiglas ou le sucre. Enfin, Maxime Le Meur (restaurant Gemellus) sera associé à Kaori Kurihara, lauréate du prix Jeune Création Métiers d’art, qui façonne d’étranges fruits en céramique. 

Le duo lauréat, qui recevra 20 000 euros, sera annoncé le 5 juin.
RAFAEL PIC

jeudi 26 janvier 2023

trophée de lave en obsidienne galactique fertilisée et faille d'altération



sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023


 

dôme comprimé d'obsidienne galactique


recto

verso

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photos @katrin Backes
2023


 

cuirasses de doigts trempés de lave en ornements intouchables


sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photos @katrin Backes
2023


 

poing vulcanien


sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photos @katrin Backes
2023


 

cœur en grenade de bombe volcanique

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023


 

énergie éruptive magmatique en montée de lave pointue en main

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023


 

lave coulante asymétrique en main

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023


 

connecteur en fragment de lave de bombe volcanique affaissée

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023


 

fragment arraché de bombe volcanique en empreinte digitale

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023

 

lave molle en préhension

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023

 

Dyke enflammée sous pression de préhension

sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023

 

empreinte digitale en flammèche ou identité Vulcanienne

 sculpture mise en scène @Noémie Sauve
photo @katrin Backes
2023