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mardi 25 août 2026

FESTIVAL NOMADE LES VOYAGEUSES 29.09.26- 31.01.27


Aux croisements de l’art, de la science, de l’ethnobotanique et des études postcoloniales, LES VOYAGEUSES est un projet transdisciplinaire qui se déploie sous la forme archipélique d’expositions, de conférences, de résidences d’artistes, de performances et d’actions de transmission, de septembre 2026 à janvier 2027, dans plusieurs lieux de Grenoble et de Haute-Savoie.

Les artistes et chercheur·euses de la scène locale et internationale y interrogent les mouvements migratoires des populations humaines en écho à ceux des plantes. Qu’elle soit naturelle ou induite par l’activité humaine, la migration végétale partage de nombreux enjeux avec les déplacements humains : adaptation à de nouveaux environnements, échanges culturels et biologiques, impacts économiques, écologiques et sociaux.

À travers des médiums variés — installations, photographies, vidéos, sculptures ou encore performances — les artistes invité·es questionnent ces dynamiques complexes. LES VOYAGEUSES tisse ainsi un dialogue sensible entre mondes humains et végétaux, invitant à repenser nos liens au vivant et aux migrations à travers une approche artistique, scientifique et profondément interconnectée.

Ce festival est le fruit de recherches et d’échanges menés avec de nombreuses personnes, que nous remercions chaleureusement. Nous sommes heureuses de partager aujourd’hui le résultat de cette aventure collective.

imagespassages organise ce Festival en partenariat avec l’Université Grenoble Alpes et notamment La MaCI. Ces différentes actions s’inscrivent dans le programme « En Résonance » de la Biennale d’art contemporain de Lyon 2026

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Pauline Boucharlat et Eugenia Reznik
Directrices du Festival Les Voyageuses

 

https://imagespassages.com/festival-nomade-les-voyageuses-29-09-26-05-02/ 

 

La Voix des Etudiant•e•s / ARC Muse Musée / TALM Le Mans- Musées du Mans

 

https://esad-talm.fr/en/actualites/la-voix-des-etudiantes-se-decouvre-dans-les-musees-du-mans

La voix des étudiant·es se découvre dans les musées du Mans

From 12 May to 23 August 2026
 

Lors de votre visite des expositions et des collections des musées du Mans, vous pourrez découvrir les travaux de 9 élèves de l'école, dans le cadre du projet La voix des étudiant·es. 

Pour la troisième année consécutive, les musées du Mans s’associent à l’École supérieure d’art et de design TALM-Le Mans afin de promouvoir l’atelier de recherche et de création Muse-Musée, porté par Noémie Sauve, artiste et professeure de dessin.

Cet atelier vise à sensibiliser les étudiant·es en art et en design aux métiers et aux collections des musées de la ville. À travers plusieurs visites et rencontres, ils·elles ont découvert les enjeux de la conservation, de la médiation, de la documentation et de la muséographie, renouant ainsi le lien historique entre artistes et musées.

Du 12 mai jusqu’au 23 août 2026, plusieurs élèves exposeront leurs œuvres dans les deux musées manceaux, réalisées à partir des collections ou inspirées des échanges avec les professionnels. Ces créations, entre photographie, dessin, sculpture, gravure et impression 3D, offrent de nouveaux regards sur ce qu’est un musée aujourd’hui.

Rendez-vous le mardi 26 mai à 17 h au musée de Tessé pour le vernissage. Il se poursuivra au Carré Plantagenêt. 

Les élèves participant·es sont : 

  • au musée de Tessé : Léonie Dagaud, Baptiste Guyot, Capucine Jamoteau, Fanny Naso, Raffaëlle Padeloup, Antoine Sauret et Lolita Vanko,
  • au musée Jean-Claude Boulard – Carré Plantagenêt : Julie Paret, Manon Pontvianne,

Vous pourrez également découvrir dans ce dernier musée le travail de Noémie Sauve.

TALM-Le Mans remercie Manon Six ainsi que l'ensemble de ses équipes aux Musées du Mans pour ce partenariat et leur accompagnement dans ce projet, notamment Marie Ely, conservatrice du patrimoine et Anaïs Verdoux, chargée de muséographie. 

La voix des étudiant·es
Projet en partenariat avec les Musées du Mans

Du 12 mai au 23 août 2026

Vernissage mardi 26 mai à 17 h au musée de Tessé 

Musée de Tessé
2 av. de Paderborn
Le Mans

Musée Jean-Claude Boulard – Carré Plantagenêt
2 rue Claude Blondeau
Le Mans

Horaires d'ouverture : consulter cette page

L'accès dans les musées du Mans est gratuit pour tous les publics

 

 

exposition Gyspothèque /// TALM Le Mans

 

https://esad-talm.fr/fr/actualites/exposition-gypsotheque

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https://esad-talm.fr/en/actualites/rencontre-avec-jean-marc-hofman-et-sophie-pene 

Du 3 au 21 mars, TALM-Le Mans propose une plongée dans ses réserves de sculptures en plâtre ; outils historiques et techniques, supports de transmissions académiques qui dialoguent autrement avec nous, aujourd'hui. 

L'exposition Gypsothèque met en scène ces éléments d'art et d'architecture du monde entier mêlés aux travaux des étudiant·es en 2e année ainsi qu'à l'œuvre de l'artiste manceau Guy Brunet. Il a développé un travail pictural inspiré des reproductions de sculpture et peinture contenues dans les dictionnaires illustrés qui font écho aux plâtres présentés. 

Le plâtre est un matériau magique. Cette fine poudre blanche, issue de la déshydratation du gypse par cuisson, a connu de tous temps de nombreux usages, servant aussi bien à la fertilisation des sols, la construction, qu'à la pratique artistique. Le plâtre a joué un rôle majeur dans la diffusion des œuvres d’art. Matériau peu couteux, il a contribué à rendre accessible aux foyers les plus modestes, l’œuvre des plus grands sculpteurs sous la forme de reproductions obtenues par moulage ; il a aussi permis de les porter à la connaissance du plus grand nombre dans le cadre des tous premiers musées.

Une certaine vision de la réalité

Le XIXe siècle est le siècle de la classification ; c’est aussi celui de l’âge d’or du moulage. Les moulages en plâtre contribuent à la diffusion des grandes découvertes archéologiques, historiques, mais aussi ethnologiques, anthropologiques… Si les Expositions universelles sont propices à la présentation de moulages de morceaux d’architecture de pays parfois proches comme de contrées lointaines, elles sont aussi le cadre de monstrations de moulages d’êtres humains qui alimentent aujourd’hui, rétrospectivement, le débat.

Aux XIXe et XXe siècles, de nombreux ateliers de moulages proposent à la vente auprès des écoles d’art des moulages en plâtre de sculptures de l’Antiquité, de la Renaissance et des Temps modernes. Ces ateliers répondent à des programmes officiels d’enseignement du dessin, composés d’exercices d’apprentissage de plus en plus complexes qui passent par la maîtrise des formes géométriques, la copie de morceaux de monuments choisis, notamment de l’Antiquité, et de motifs décoratifs en vogue. Les catalogues proposent aussi des moulages de morceaux d’anatomie, extraits de sculptures célèbres ou résultant de prises d’empreinte sur nature : c’est par l’étude de mains, de pieds, d’oreilles que les étudiant·e·s commençaient leurs enseignements. Cet encadrement formel a sans doute contribué à entretenir des stéréotypes de canons de beauté au sein des formations institutionnelles ; il a normalisé un discours qui sera remis en cause avec 1968.

Interroger le passé pour penser le futur

En 2026, nous proposons de revisiter ensemble notre gypsothèque — dont les pièces proviennent à la fois d’ ateliers de moulage privés, mais aussi d’un dépôt de la Cité de l’architecture et du patrimoine réalisé après l’incendie du Palais de Chaillot en 1997. Il s’agit d’interroger publiquement ce legs du passé, à un moment où les écoles d’art se questionnent sur leur identité et leur projet pédagogique, à un moment aussi où les artistes, face à un monde professionnel mutant et un marché de l’art tout puissant, sont contraints de se réinventer, de repenser leur pouvoir de créer.

La constitution des gypsothèques des écoles d’art suit le fil complexe des collections déplacées et dispersées qui ont apporté aux écoles des séries de modèles, et en ont influencé les goûts et les savoir faire. Pourtant, il est possible d’investir la gypsothèque en s’affranchissant de l’académisme. La formation technique au dessin d’observation évolue facilement en une enquête dense qui correspond en un véritable tournant de la pratique artistique actuelle. Ainsi un·e étudiant·e d’aujourd’hui dessine-t-il·elle ces archives de plâtre comme des ruines stockées dans nos institutions. Les gypsothèques sont des catalogues sculptés, dont l’enquête contemporaine vient interroger les sources religieuses, mythologiques ou politiques.

« Comment on va s’en sortir ?  », se demande-t-on à propos du dessin d’observation ? Comment la traduction va-t-elle s’opérer de la captation sensible, visuelle, spatiale vers une autre dimension spatiale et matérielle ? Par la copie d'un tableau ou d’un autre dessin s’opère une forme de traduction. Qu’il s’agisse d’un modèle 2D gabarisé, c’est-à-dire obtenu par des procédés de photo ou de scan, ou qu’il soit réalisé par un·e humain·e, nous repassons sans cesse sur les contours de multiples traductions, et cela nous aide à nous comprendre nous-mêmes comme corps percevant. Si on ajoute à cela le contexte dans lequel a été créée l’image de départ, on épaissit l’apprentissage. Ajoutons alors les textures, les couleurs, les recettes d’atelier ou d'industrie, la nature et ses pigments, ses roches, sa géologie, ses cycles et tout se ramifie infiniment.

L’enquête se joue donc à la fois dans les champs de la géologie, de l’esthétique, de la biologique et de la physique. On peut tirer de nombreux fils, et remonter vers des carrières de gypse localisées, mais aussi s’intéresser aux choix d’ornements, aux symboles, pour les réinventer, les interroger à une nouvelle lueur. Le chemin de curiosité devient chemin d’apprentissage qui embrasse l’histoire de manière fluide. Les pigments regardent à nouveau les jardins, les oignons, les cochenilles, les tableaux des éléments et revivent toutes découvertes.

Brouillage des repères ?

Depuis quelques années, nos étudiant·e·s brouillent les pistes entre « art » et « design » en s’impliquant dans des recherches théoriques et pratiques qui les engagent toujours plus avec leur environnement et leur effet sur le monde en tant que créatrices et créateurs. La poésie et le cahier des charges se mêlent dans des masters qui s’hybrident par leurs pratiques et centres d’intérêts. « Comment peut-on créer un art plus militant ? », « Comment faire une pièce qui crée un lien entre ceci et cela », « Comment travailler au-delà de la simple expression plastique personnelle ? ». Ces phrases que nous entendons nous ont donné envie de ranimer ces figures historiques parce qu'il nous semble que tout édifice propose différents usages et qu’une école d’art est d’abord un endroit qu’on peut traverser de multiples manières et dont on peut faire différents usages qui, in fine, lui donneront son identité.

Noémie Sauve, artiste, professeure de dessin à TALM-Le Mans
Commissaire de l'exposition Gypsothèque

Gypsothèque
Exposition de moulages en plâtre

Vernissage mardi 3 mars 2026 à 18 h

Du 3 au 21 mars 2026
Du lundi au jeudi de 11 h à 19 h 
Le vendredi de 11 h à 18 h 30
Le samedi de 10 h à 19 h 

Entrée libre | tout public

Remerciements : 
Noémie Sauve, artiste et professeure de dessin,
Ronan Le Régent, professeur en graphisme, 
Claire Trotignon, artiste et professeure de dessin, 
Marie-Yveline Larrea, bibliothécaire,
La Cité de l'architecture et du patrimoine pour son accompagnement scientifique et le dépôt d'une partie des plâtres,
Marie Docher, photographe, autrice et réalisatrice, pour la diffusion de sa conférence "Le genre dans l'art" à TALM-Le Mans en 2024,
La SOFAME pour le don de matériaux,
Les équipes des Musées du Mans pour le prêt de pierres de gypse,
Les équipes techniques de TALM-Le Mans pour le montage de l'exposition.

 

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À l'occasion de l'exposition Gypsothèque, les professeur·es Noémie Sauve et Ronan Le Régent recevront Jean-Marc Hofman, attaché de conservation à la Cité de l'architecture et du patrimoine et Sophie Pène, sociolinguiste, pour un échange qui traversera l’histoire de notre relation aux moulages d’étude en école d'art.

"C’est en remontant le fil de l’origine de notre gypsothèque, bibliothèques de plâtres d’étude de l’école que nous avons découvert qu’une partie d’entre eux venaient d’un dépôt conséquent à l’incendie du Palais de Chaillot en 1997. L’hiver par Houdon, L’enfant à la cage par Pigalle, le buste de Mme du Barry par Pajou, celui de la danseuse par Caffieri, mais aussi deux bas reliefs par David d’Angers sont alors venus s’ajouter aux plâtres commandés sur catalogues d’ateliers de moulages diffusés à partir du 19e siècle par des ateliers de multiples en plâtre de modèles académiques. Ces outils de diffusion des éléments classiques, antiques, d’architecture historiques, religieuses ou mythologiques ont enrichi les sujets et exercices techniques des cours de dessin et de sculpture depuis des années.

Que nous disent aujourd’hui ces réserves et comment peuvent-elles nous parler des transitions en marche et des préoccupations qui animent nos écoles aujourd’hui ? 

Grâce à la participation de Jean-Marc Hofman qui nous a aidé à reconstituer l’enquête sur notre réserve et de Sophie Pène qui a été notamment commissaire d’une exposition de la Biennale du design de Saint-Etienne 2022 dédiée aux transformations des écoles de création, en France et dans le monde, nous tenterons à travers cet exercice d’exploration d’aborder la place historique et contemporaine de ces objets banalisés dans nos école d’art."

Noémie Sauve, artiste, professeure de dessin à TALM-Le Mans
Commissaire de l'exposition Gypsothèque

 

Archéologue de formation, Jean Marc Hofman est depuis 2004 attaché à la conservation de la galerie des moulages, à la Cité de l’architecture & du patrimoine, à Paris. Ses recherches portent principalement sur l’histoire des collections de plâtres, la trajectoire individuelle des mouleurs-figuristes actifs à Paris et l’étude de leurs ateliers. Il a été commissaire / commissaire-associé d’une dizaine d’expositions parmi lesquelles Métro. Le Grand Paris en mouvement (2023-2024), Le Crac des Chevaliers, chroniques d’un rêve de pierre (2018), Viollet-le-Duc, les visions d’un architecte (2015)… 
À l’École du Louvre, il coordonne et anime un séminaire de muséographie sur les ressources et médiums qui interviennent pour exposer l’architecture.

Sophie Pène est professeure émérite (Université Paris Cité). Sociolinguiste, elle est spécialisée dans l’étude des pratiques numériques (apprentissages, travail, création). Directrice de la recherche de l’ENSCI (2009–2012), elle se rapproche aujourd’hui des écoles de design et participe aux politiques interdisciplinaires de transition. Elle a été membre et vice-présidente du Conseil national du numérique, de la Fabrique de l’industrie et du Conseil scientifique de l’institut Mines Telecom.

Conférence
Rencontre avec Jean-Marc Hofman et Sophie Pène

Mardi 10 mars 2026
De 18 h à 20 h

Amphithéâtre (sous-sol)
Entrée libre | Tout public

École supérieure d'art et de design TALM-Le Mans
28, av. Rostov-sur-le-Don, Le Mans

 

 

mardi 29 juillet 2025

Portes ouvertes d'atelier Noémie Sauve & Meredith Root-Bernstein / LE CREDAC & DAC Ivry/Seine / 27/09/2025 /// 15-19h

lien infos résidence site du CREDAC==> L'activation du monde, résidence art / science

lien événement site du CREDAC==> Portre ouverte & lancement édition l' Activation du monde 

 

Samedi 27 septembre 2025
15:00-19:00

Le Crédac ouvre les portes de l’atelier que l’artiste Noémie Sauve et la scientifique Meredith Root-Bernstein -écologue, ethnobiologiste et chercheuse CNRS au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)- ont partagé durant la saison dernière pour leur résidence de recherche et d’expérimentation croisant art et sciences. 

Adoptant une nouvelle lecture des outils et des protocoles scientifiques habituels, elles s’intéressent à l’origine de la vie depuis la création de la Terre jusqu’aux observations des milieux qui nous entourent. Leur projet intitulé L’activation du monde propose de donner naissance à des visions expérimentales à travers le dessin et la sculpture, en croisant les regards artistique et scientifique.

Ces portes ouvertes sont l’occasion de rencontrer et d’échanger avec les résidentes et de découvrir En résidence nº4, édition gratuite restituant leur année de recherche, conçue avec le duo de graphistes Kiösk. Avec la participation d'Anne de Malleray / Collectif la Déménagerie.

L’artiste et performeuse culinaire Joanna Wong proposera de déguster un ragoût cantonnais de poitrine de mouton, mijoté dans une marmite norvégienne. Inspiré d’un principe essentiel de la médecine traditionnelle chinoise de « chaleur contre chaleur »,
ce geste de convivialité rafraîchira nos corps et activera le monde par la lenteur, le partage et l’attention aux énergies qui nous traversent. La poitrine de mouton ainsi que la laine pour la fabrication de la marmite norvégienne seront fournies par l’association Clinamen qui dynamise les territoires urbains par la promotion des pratiques paysannes dont deux des co-fondatrices sont Noémie Sauve et la bergère urbaine Julie Lou Dubreuilh.

Entrée libre
Rendez-vous au 2e étage de la Manufacture des Œillets

 

Réunies au sein de l’atelier de recherche du Crédac grâce à la résidence dédiée à la rencontre entre art et sciences, nous avons mené un dialogue autour des recherches scientifiques de Meredith Root-Bernstein sur l’évolution, notamment en suivant la piste du ribosome — la molécule qui active l’ADN — et ses implications pour toutes les échelles du vivant, jusqu’à l’écologie des milieux.

En prenant au sérieux l’hypothèse selon laquelle le ribosome est l’artisan premier de la vie sur Terre, nous
voulions mettre en lumière le dynamisme, l’instabilité, et les libertés des formes prises par la vie lorsqu’elle s’active, loin des représentations statiques associées à l’ADN. Nous avons ainsi adopté une nouvelle lecture des outils et des protocoles scientifiques pour créer des visions expérimentales à travers le dessin et la sculpture.

L' édition "EN RÉSIDENCE #4" DU CREDAC, rend compte de notre enquête menée entre octobre 2024 et mai 2025. Elle présente de manière chronologique les formes plastiques qui en sont issues en incluant les notes et dessins préparatoires. Dans l’entretien associé ( avec Anne de Malleray / La Déménagerie), nous revenons sur les hypothèses et visualisations qui nous ont guidées au fil de cette enquête, du paysage terrestre originel au « rêve du ribosome » et ses implications sur nos conceptions du vivant et des milieux, en explicitant la singularité de notre méthode de recherche. Nous défendons l’enjeu heuristique et politique de mener des enquêtes qui intriquent l’art et la science plutôt que de les juxtaposer. 

Nous avons pensé cette restitution comme un outil à destination de tous·tes celleux, curieux·ses de découvrir comment les connaissances scientifiques peuvent permettre d’affiner des choix de matériaux, comment enquêter par le dessin sous forme de pédagogie sensible, et comment associer des données scientifiques à un travail créatif pour produire des savoirs et un imaginaire renouvelé sur le vivant. L’objet associé à cette édition, intitulé le « curseur de paysage » en est une forme possible.





photos atelier Root-Bernstein / Sauve @Le crédac / photos Marc Domage

REMERCIEMENTS
Claire Le Restif, Sébastien Martins, Fabien Tison Le Roux et toute l'équipe du CREDAC, Marianne Revoy, Francesca Aceto, Fabien Houy, Direction des affaires culturelles de la Ville d’Ivry-sur-Seine, Jimmy et Jerôme, Isabelle Monnier, Cimetière parisien d’Ivry, Ville de Paris, Sylvain Gouraud, Catherine Guesde, Sophie Pène, Anne de Malleray (La Déménagerie), Julie Lou Dubreuilh (association Clinamen), Joanna Wong, Dario Rudy et Gilles Laurent.

 

Exposition collective / Between Ruin ans Rebirth / Ganges Art Gallery / Calcutta, Inde / Curator : Rashmee Pal Chouteau / 12/08 - 04/09/2025

lundi 28 juillet 2025

mai 2025 / sortie de l'édition de l'exposition REGENERATIVE FUTURES-2024 / FONDATION THALIE

Publication

Regenerative Futures

La Fondation Thalie est heureuse d'annoncer la sortie de “'Regenerative Futures”', un nouvel ouvrage passionnant, publié à l'occasion de l'exposition, du même nom, qui s'est tenue à Bruxelles pour marquer le 10e anniversaire de la Fondation en 2024.

Comment les pratiques artistiques peuvent-elles contribuer à remodeler la façon dont nous vivons, pensons et nous connectons - avec la nature et avec les technologies émergentes ?"Regenerative Futures" explore ces questions en mettant en lumière le travail innovant d’artistes et de designers qui ouvrent de nouvelles voies en collaborant avec la science, l'artisanat et diverses formes d'intelligence -animale, microbienne ou artificielle. Face à la crise climatique, quelles solutions les créateur.ice.s proposent-ils et elles ? Comment, avec les moyens de l’art et du design, rendre visible la recherche scientifique qui y travaille ? Perpétuer la beauté des savoirs et traditions, la profondeur des gestes et des techniques, à l’ère de l’hyperconnectivité technologique ? Le catalogue retrace ce parcours « initiatique » composé de commissions nouvelles, d’installations vidéos ouvrant de nouvelles narrations prospectives et d'une scénographie à partir de matériaux biosourcés et de techniques de construction écologique, conçue par le studio bruxellois Bento Architecture.

Sous la direction de Nathalie Guiot et Yann Chateigné Tytelman, le livre et l'exposition présentent un échantillon vibrant de disciplines et de pratiques, chacune étant un appel à ré-imaginer notre avenir.

Regenerative Futures est à la fois une célébration et un manifeste, une invitation à s'engager dans les idées et les actions qui façonnent le monde de demain.

Artistes inclus dans l'exposition et le catalogue:

Aléa (Miriam Josi & Stella Lee Prowse), Helene Appel, Michel Blazy, Cathryn Boch, Paloma Bosquê, emmanuel boos, Thierry Boutemy, Claudia Comte, Edith Dekyndt, Latifa Echakhch, Raphaël Emine, Adélaïde Feriot, Sidival Fila, Marie-Ange Guilleminot, Marlene Huissoud, Tony Jouanneau / Atelier Sumbiosis, Jitish Kallat, Ali Kazma, Takehito Koganezawa, Isa Melsheimer, Otobong Nkanga, Junko Oki, Solange Pessoa, Benoît Platéus, Hans Reichel, Tomás Saraceno, Noémie Sauve, Rachel Selekman, Buhlebezwe Siwani, Jenna Sutela, Alina Szapocznikow, Moff at Takadiwa, Philippe Terrier-Hermann, Samuel Tomatis, Natsuko Uchino, Maarten Vanden Eynde. 

Ecoscenography by Bento Architecture, Brussels.



 

dimanche 27 juillet 2025

Mai 2025 colloque et exposition AD•Rec / Cité du Design / Biennale Internationale de Design de Saint Etienne 2025

 Cité du Design ///AD•Rec 2025==> lien infos, programme

Biennale Internationale /// faire, encore ==> liens infos

Faire, encore, la conférence Art Design Recherche (AD•REC) 2025, aura lieu à l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (Esadse) à la Cité du design durant la Biennale Internationale Design Saint-Etienne, dont la 13e édition a pour titre : Ressource(s), présager demain.

Initiée et soutenue par le ministère de la Culture, AD·Rec 2025, Faire, encore est la seconde édition, après Limit / No Limit, en 2024 à Paris sous l’égide de l’ENSCI et de l’ENSBA Lyon. AD·Rec offre un panorama désormais régulier de la recherche créative.

 

Colloque 27 et 28 mai 2025

Durant deux journées de rencontre – les 27 et 28 mai 2025 – AD•Rec 2025, Faire, encore propose de réunir des recherches menées principalement dans les écoles d’art et de  design, et qui examinent les pratiques actuelles et les modalités de fabrique. La recherche n’échappe pas aux controverses. Est-elle un poumon, qui pousse les étudiant·e·s vers un devenir ? C’est ce que nous voulons penser. Elle est aussi reçue comme  la contrainte de trop qui dévoie les écoles en les standardisant. Faire, encore s’emploie à montrer le pouvoir de la recherche créative et sa réponse au besoin d’imaginer dans une société qui est au pied du mur et tâtonne pour se réinventer. Le colloque rassemble et confronte les notions et concepts, les attitudes et valeurs, les méthodes et  techniques. Cette mise au jour est animée par la conviction que la création est essentielle à des idéaux et images qui préparent les transformations, et qu’elle en est même la source.

Questionner les « façons de faire » de la création actuelle

Pourquoi fabriquer des choses, bâtir encore quand la planète est accablée ? Cette interrogation vive dans les écoles d’art et de design est la question centrale de cette édition 2025. Faire, encore, cela suppose d’arbitrer entre l’urgence vitale d’alléger, de protéger, et l’appétit d’objets signifiants et beaux. La recherche des écoles a des retombées immédiates sur la pédagogie, et cherche des réponses à l’anxiété d’étudiant·e·s qui vivent dans des milieux désormais traversés par les réalités géopolitiques et les injustices climatiques. Grâce aux recherches conduites par leurs professeur·e·s, artistes, designers, chercheur·e·s, ils, elles et iels préparent des manières encore inconnues de faire, de vivre et d’être, au travers de tous les médiums, et qui dépendent d’expériences de faire autrement, faire ailleurs, faire avec – avec ce qu’on a, avec qui on veut, avec les autres.

 


La conférence Art Design Recherche (AD•Rec) 2025 s’invite à la Biennale par le biais d’un colloque et d’une exposition. L’exposition convie les enseignants-chercheurs des écoles d’art et de design, françaises et internationales, à partager des propositions plastiques résultant d’enquêtes. Elle interroge les façons de faire de la création actuelle en matière de transitions.

L’exposition Faire, encore matérialise les recherches actuelles des écoles d’art et de design, dans et avec des laboratoires de recherche. Un colloque, les 27 et 28 mai 2025, complète la démonstration. Les deux volets – recherche exposée et recherche discutée – constituent l’édition 2025 de la conférence annuelle Art Design Recherche (AD•REC) soutenue par le ministère de la Culture. L’événement témoigne de la vitalité et de la variété de la recherche créative, de son importance dans la vie des écoles et au-delà de leurs murs. 

La recherche apporte aux étudiant·e·s des expériences d’enquêtes, de problématisation et de restitution critique. Elle dit l’attention portée aux milieux, aux descriptions denses de paysages, à l’exploration des traces laissées par les industries. Les processus de participation, de coopération et de réflexion sur les manières de faire ensemble, de faire communs, font aussi partie des préoccupations.
On rencontre tout autant des travaux spéculatifs ou critiques, imprégnés de profondes questions sociales, que des recherches qui se confrontent aux matériaux et à leur usage face aux enjeux écologiques. Le goût pour la fabrication dont la légitimité est pourtant contestée se trouve confirmé, ce qui précisément impose de repenser la conception et la production, contrôlées en profondeur par les auteur·ice·s. Une part des œuvres exposées émane par ailleurs de coopérations scientifiques interdisciplinaires, révélant la présence active des créateur·ice·s dans tous les domaines de la réinvention des modes de vie, l’ingénierie, les apprentissages collectifs. 

Faire, encore
, cela suppose d’arbitrer entre l’urgence vitale d’alléger, de protéger, et l’appétit d’objets signifiants et beaux. La recherche des écoles a des retombées immédiates sur la pédagogie, et cherche des réponses à l’anxiété d’étudiant·e·s qui vivent dans des milieux désormais traversés par les réalités géopolitiques et les injustices climatiques. Grâce aux recherches conduites par leurs professeur·e·s, artistes, designers, chercheur·e·s, ils, elles et iels préparent des manières encore inconnues de faire, de vivre et d’être, au travers de tous les médiums, et qui dépendent d’expériences de faire autrement, faire ailleurs, faire avec – avec ce qu’on a, avec qui on veut, avec les autres.

Commissaires
Sophie Pène, Rodolphe Dogniaux et Cléa Di Fabio






 


Une Nature Moderne / exposition collective / Le CREDAC / commissariat Claire Le Restif

06.04. — 29.06.25

Artistes : Guillaume Aubry, Yto Barrada, Vincent Barré, Kenza Brand, Jonny Bruce, Simon Boudvin, Pierre Creton, David Horvitz, Suzanne Husky, Pierre Joseph, Jochen Lempert, Tony Matelli, Silvana Mc Nulty, Léa Muller & Sophie Kaplan, Lin May Saeed, Noémie Sauve, Shimabuku, Howard Sooley, Daniel Steegmann Mangrané


Commissariat : Claire Le Restif


Une nature moderne fait suite à l’exposition que le Crédac a consacré à Derek Jarman (1942-1994) en 2021. Son ambition était de mettre en lumière les liens entre les différentes facettes de son travail artistique, dont celle du jardinage qui joua un rôle décisif dans les dernières années de sa vie. 


Dans son journal intime qu’il intitula Modern Nature, l’artiste britannique raconte comment le jardin qu’il cultivait à Dungeness dans le sud-est de l’Angleterre tint un rôle essentiel comme lieu de vie, d’espoir et de résistance face au sida dont il était atteint. Cet acte de foi et d’espoir a inspiré cette exposition rassemblant des artistes qui développent des gestes résilients dans un monde traversé par de multiples crises et attirent notre attention sur des fragilités menacées. Dans le champ artistique, cette vision élargie de l’écologie environnementale ne se limite ni à un discours, ni à un motif. Cette exposition est un terreau enrichi des relations que les artistes et le Crédac ont tissées au fil des collaborations. 


Leurs œuvres dialoguent avec le jardin aux « couleurs de la guérison » de Derek Jarman. Car comme nous le disait l’artiste Ian Hamilton Finlay (1925-2006) à propos de son œuvre-jardin au long cours Little Sparta en Écosse, « certains jardins sont décrits comme des refuges alors qu’ils sont en réalité des assauts ».
 

visite de l'exposition avec Barbara Lagié et Joanna Wong, 

photo Joanna Wong



ci-dessus:

dessin "Vulcano", réalisé en 2021 pendant la résidence The Possible Island / 

Vulcano -Léo Marin & Cécile Genovese / Geoheritage UNESCO-Lab Magmas et Volcans 

ci-dessous:

extraits de dessins de la série "préhension" exposée lors de l'exposition "préhension" au lieu d'art et de pratiques rurales Le Ravitaillement à Gavray Sur Sienne en 2022. Ces dessins ont été réalisés à partir d'entretiens avec Hadrien Marquet (maraîcher/ Le champ au Loup) et Lise Pignol (éleveuse de bovins). 

Merci spécial à Marie Pleintel et à l'équipe du Ravitailmement.



 lien ici vers l'article de Pauline Lisowski ==> The Steidz


Ateliers-expo avec les enfants /centres de loisirs d'Ivry /Cimetière parisien d'Ivry / Résidence L' Activation du Monde / Centre d'art Le CREDAC-DAC Ivry

À l'occasion du "Printemps des cimetières", le Crédac et le cimetière parisien d'Ivry propose de découvrir les dessins réalisés par les enfants de deux classes de CM1 de l’école Rosa Parks d’Ivry-sur-Seine lors d’ateliers d’observation de la flore.

"Cueillir du regard"
📅 Dimanche 18 mai 2025 de 9h à 17h30
📍 Cimetière parisien d'Ivry
👉 Accrochage, visites du cimetière et animations

Espace naturel au cœur de la ville, le cimetière parisien d’Ivry abrite une riche biodiversité. Il a permis à l’artiste Noémie Sauve @noemie_sauve et à la chercheuse Meredith Root-Bernstein @mrootbernstein de proposer et mener ces ateliers.

À partir de l’observation attentive des végétaux, les enfants ont été invités à choisir une plante et à en dessiner les caractéristiques qui permettent de la reconnaître.
Après le temps de dessin, les enfants ont tenté de retrouver, à l’aide d’un guide naturaliste, la plante dessinée. Ils et elles ont ainsi pu comparer leur dessin avec la représentation générique du guide et comparer leurs dessins entre eux pour constater les traits communs de chaque espèce ainsi que l’infinie variété d’individus au sein d’une même espèce de plante.

Cette diversité des plantes et de leurs représentations révèlent l’infinie variabilité du vivant.

Les ateliers ont été menés en collaboration avec la Direction des affaires culturelles de la Ville d’Ivry.

merci à Isabelle Monnier- équipe du cimetière parisien d'Ivry