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mardi 25 août 2026

FESTIVAL NOMADE LES VOYAGEUSES 29.09.26- 31.01.27


Aux croisements de l’art, de la science, de l’ethnobotanique et des études postcoloniales, LES VOYAGEUSES est un projet transdisciplinaire qui se déploie sous la forme archipélique d’expositions, de conférences, de résidences d’artistes, de performances et d’actions de transmission, de septembre 2026 à janvier 2027, dans plusieurs lieux de Grenoble et de Haute-Savoie.

Les artistes et chercheur·euses de la scène locale et internationale y interrogent les mouvements migratoires des populations humaines en écho à ceux des plantes. Qu’elle soit naturelle ou induite par l’activité humaine, la migration végétale partage de nombreux enjeux avec les déplacements humains : adaptation à de nouveaux environnements, échanges culturels et biologiques, impacts économiques, écologiques et sociaux.

À travers des médiums variés — installations, photographies, vidéos, sculptures ou encore performances — les artistes invité·es questionnent ces dynamiques complexes. LES VOYAGEUSES tisse ainsi un dialogue sensible entre mondes humains et végétaux, invitant à repenser nos liens au vivant et aux migrations à travers une approche artistique, scientifique et profondément interconnectée.

Ce festival est le fruit de recherches et d’échanges menés avec de nombreuses personnes, que nous remercions chaleureusement. Nous sommes heureuses de partager aujourd’hui le résultat de cette aventure collective.

imagespassages organise ce Festival en partenariat avec l’Université Grenoble Alpes et notamment La MaCI. Ces différentes actions s’inscrivent dans le programme « En Résonance » de la Biennale d’art contemporain de Lyon 2026

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Pauline Boucharlat et Eugenia Reznik
Directrices du Festival Les Voyageuses

 

https://imagespassages.com/festival-nomade-les-voyageuses-29-09-26-05-02/ 

 

CNAP / Soutien à un projet artistique 2025

 https://www.cnap.fr/soutien-la-creation/artistes/resultats/resultats-2025

EX_DATATION_ARCHÉOMAGNÉTISME

Je souhaite réaliser une série de poteries dont je changerais les informations de datation créant ainsi une perturbation temporelle dirigée des informations contenues dans ces pièces d’histoire contemporaine. Concrètement, il s’agirait de réaliser des terres cuites et de changer leurs informations magnétique grâce aux machines de laboratoire, aptes à détruire un enregistrement de champ magnétique et le remplacer par un autre enregistrement magnétique, appartenant à une autre époque. Ma découverte de l’archéomagnétisme fut un choc esthétique et affectif, car j’y trouvais une manière poétique inédite de mêler l’histoire de la vie biologique physique dont nous faisons partie à l’histoire de la plus grande force physique du globe. Les deux se rencontrant dans des informations magnétiques enregistrées dans l'argile au moment du refroidissement après une cuisson.

Les modalités de recherche de cette discipline me semblaient aussi être potentiellement de nouvelles manières inédites de sensibiliser à une écologie invisible et géologique beaucoup plus lointaine, à la fois en âge et en taille, grâce aux outils scientifiques de lecture, de traduction, d’analyse et de calcul, tout en gardant une forme de mystère global persistant.

Ce projet que j’appelle « EX_DATATION_ARCHÉOMAGNÉTISME » mêlerait, d’après moi, la vie visible et invisible dans une nouvelle forme de mise à disposition de données, portant la confusion dans les époques; une autre manière de jouer les recherches scientifiques qui tentent de trouver des réponses pour le futur dans les pièces du passé et peut-être dire que le présent peut jouer un rôle plus actif et nécessaire dans les enjeux écologiques actuels.   




 

fabrication des poteries à l'atelier Oh Oh Ceramic , merci Olivia Marie Debackere 

 
Emile Thellier et Odette Costes-Thellier en cours de prélèvement 
 
ci-dessous: rencontre avec Sébastien Jesset, responsable du service d'Archéologie de la ville d'Orléans
dec 2025 




professeur E. Thellier , 1968, four B, Saran, lac de la Médecinerie

 
ci-dessous: INRAP avec Caroline Claude, céramologue 
janvier 2026 






ci-dessous à l'IPGP
dec 2025 et juillet 2026 


mesure directe du champ à l'Observatoire Magnétique National
avec Vincent Lesur 
Juin 2026 

Dotation Catalogage des œuvres 2025_26 adagp

séance photo avec Marjolijn de Groot

 

La Voix des Etudiant•e•s / ARC Muse Musée / TALM Le Mans- Musées du Mans

 

https://esad-talm.fr/en/actualites/la-voix-des-etudiantes-se-decouvre-dans-les-musees-du-mans

La voix des étudiant·es se découvre dans les musées du Mans

From 12 May to 23 August 2026
 

Lors de votre visite des expositions et des collections des musées du Mans, vous pourrez découvrir les travaux de 9 élèves de l'école, dans le cadre du projet La voix des étudiant·es. 

Pour la troisième année consécutive, les musées du Mans s’associent à l’École supérieure d’art et de design TALM-Le Mans afin de promouvoir l’atelier de recherche et de création Muse-Musée, porté par Noémie Sauve, artiste et professeure de dessin.

Cet atelier vise à sensibiliser les étudiant·es en art et en design aux métiers et aux collections des musées de la ville. À travers plusieurs visites et rencontres, ils·elles ont découvert les enjeux de la conservation, de la médiation, de la documentation et de la muséographie, renouant ainsi le lien historique entre artistes et musées.

Du 12 mai jusqu’au 23 août 2026, plusieurs élèves exposeront leurs œuvres dans les deux musées manceaux, réalisées à partir des collections ou inspirées des échanges avec les professionnels. Ces créations, entre photographie, dessin, sculpture, gravure et impression 3D, offrent de nouveaux regards sur ce qu’est un musée aujourd’hui.

Rendez-vous le mardi 26 mai à 17 h au musée de Tessé pour le vernissage. Il se poursuivra au Carré Plantagenêt. 

Les élèves participant·es sont : 

  • au musée de Tessé : Léonie Dagaud, Baptiste Guyot, Capucine Jamoteau, Fanny Naso, Raffaëlle Padeloup, Antoine Sauret et Lolita Vanko,
  • au musée Jean-Claude Boulard – Carré Plantagenêt : Julie Paret, Manon Pontvianne,

Vous pourrez également découvrir dans ce dernier musée le travail de Noémie Sauve.

TALM-Le Mans remercie Manon Six ainsi que l'ensemble de ses équipes aux Musées du Mans pour ce partenariat et leur accompagnement dans ce projet, notamment Marie Ely, conservatrice du patrimoine et Anaïs Verdoux, chargée de muséographie. 

La voix des étudiant·es
Projet en partenariat avec les Musées du Mans

Du 12 mai au 23 août 2026

Vernissage mardi 26 mai à 17 h au musée de Tessé 

Musée de Tessé
2 av. de Paderborn
Le Mans

Musée Jean-Claude Boulard – Carré Plantagenêt
2 rue Claude Blondeau
Le Mans

Horaires d'ouverture : consulter cette page

L'accès dans les musées du Mans est gratuit pour tous les publics

 

 

exposition Gyspothèque /// TALM Le Mans

 

https://esad-talm.fr/fr/actualites/exposition-gypsotheque

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https://esad-talm.fr/en/actualites/rencontre-avec-jean-marc-hofman-et-sophie-pene 

Du 3 au 21 mars, TALM-Le Mans propose une plongée dans ses réserves de sculptures en plâtre ; outils historiques et techniques, supports de transmissions académiques qui dialoguent autrement avec nous, aujourd'hui. 

L'exposition Gypsothèque met en scène ces éléments d'art et d'architecture du monde entier mêlés aux travaux des étudiant·es en 2e année ainsi qu'à l'œuvre de l'artiste manceau Guy Brunet. Il a développé un travail pictural inspiré des reproductions de sculpture et peinture contenues dans les dictionnaires illustrés qui font écho aux plâtres présentés. 

Le plâtre est un matériau magique. Cette fine poudre blanche, issue de la déshydratation du gypse par cuisson, a connu de tous temps de nombreux usages, servant aussi bien à la fertilisation des sols, la construction, qu'à la pratique artistique. Le plâtre a joué un rôle majeur dans la diffusion des œuvres d’art. Matériau peu couteux, il a contribué à rendre accessible aux foyers les plus modestes, l’œuvre des plus grands sculpteurs sous la forme de reproductions obtenues par moulage ; il a aussi permis de les porter à la connaissance du plus grand nombre dans le cadre des tous premiers musées.

Une certaine vision de la réalité

Le XIXe siècle est le siècle de la classification ; c’est aussi celui de l’âge d’or du moulage. Les moulages en plâtre contribuent à la diffusion des grandes découvertes archéologiques, historiques, mais aussi ethnologiques, anthropologiques… Si les Expositions universelles sont propices à la présentation de moulages de morceaux d’architecture de pays parfois proches comme de contrées lointaines, elles sont aussi le cadre de monstrations de moulages d’êtres humains qui alimentent aujourd’hui, rétrospectivement, le débat.

Aux XIXe et XXe siècles, de nombreux ateliers de moulages proposent à la vente auprès des écoles d’art des moulages en plâtre de sculptures de l’Antiquité, de la Renaissance et des Temps modernes. Ces ateliers répondent à des programmes officiels d’enseignement du dessin, composés d’exercices d’apprentissage de plus en plus complexes qui passent par la maîtrise des formes géométriques, la copie de morceaux de monuments choisis, notamment de l’Antiquité, et de motifs décoratifs en vogue. Les catalogues proposent aussi des moulages de morceaux d’anatomie, extraits de sculptures célèbres ou résultant de prises d’empreinte sur nature : c’est par l’étude de mains, de pieds, d’oreilles que les étudiant·e·s commençaient leurs enseignements. Cet encadrement formel a sans doute contribué à entretenir des stéréotypes de canons de beauté au sein des formations institutionnelles ; il a normalisé un discours qui sera remis en cause avec 1968.

Interroger le passé pour penser le futur

En 2026, nous proposons de revisiter ensemble notre gypsothèque — dont les pièces proviennent à la fois d’ ateliers de moulage privés, mais aussi d’un dépôt de la Cité de l’architecture et du patrimoine réalisé après l’incendie du Palais de Chaillot en 1997. Il s’agit d’interroger publiquement ce legs du passé, à un moment où les écoles d’art se questionnent sur leur identité et leur projet pédagogique, à un moment aussi où les artistes, face à un monde professionnel mutant et un marché de l’art tout puissant, sont contraints de se réinventer, de repenser leur pouvoir de créer.

La constitution des gypsothèques des écoles d’art suit le fil complexe des collections déplacées et dispersées qui ont apporté aux écoles des séries de modèles, et en ont influencé les goûts et les savoir faire. Pourtant, il est possible d’investir la gypsothèque en s’affranchissant de l’académisme. La formation technique au dessin d’observation évolue facilement en une enquête dense qui correspond en un véritable tournant de la pratique artistique actuelle. Ainsi un·e étudiant·e d’aujourd’hui dessine-t-il·elle ces archives de plâtre comme des ruines stockées dans nos institutions. Les gypsothèques sont des catalogues sculptés, dont l’enquête contemporaine vient interroger les sources religieuses, mythologiques ou politiques.

« Comment on va s’en sortir ?  », se demande-t-on à propos du dessin d’observation ? Comment la traduction va-t-elle s’opérer de la captation sensible, visuelle, spatiale vers une autre dimension spatiale et matérielle ? Par la copie d'un tableau ou d’un autre dessin s’opère une forme de traduction. Qu’il s’agisse d’un modèle 2D gabarisé, c’est-à-dire obtenu par des procédés de photo ou de scan, ou qu’il soit réalisé par un·e humain·e, nous repassons sans cesse sur les contours de multiples traductions, et cela nous aide à nous comprendre nous-mêmes comme corps percevant. Si on ajoute à cela le contexte dans lequel a été créée l’image de départ, on épaissit l’apprentissage. Ajoutons alors les textures, les couleurs, les recettes d’atelier ou d'industrie, la nature et ses pigments, ses roches, sa géologie, ses cycles et tout se ramifie infiniment.

L’enquête se joue donc à la fois dans les champs de la géologie, de l’esthétique, de la biologique et de la physique. On peut tirer de nombreux fils, et remonter vers des carrières de gypse localisées, mais aussi s’intéresser aux choix d’ornements, aux symboles, pour les réinventer, les interroger à une nouvelle lueur. Le chemin de curiosité devient chemin d’apprentissage qui embrasse l’histoire de manière fluide. Les pigments regardent à nouveau les jardins, les oignons, les cochenilles, les tableaux des éléments et revivent toutes découvertes.

Brouillage des repères ?

Depuis quelques années, nos étudiant·e·s brouillent les pistes entre « art » et « design » en s’impliquant dans des recherches théoriques et pratiques qui les engagent toujours plus avec leur environnement et leur effet sur le monde en tant que créatrices et créateurs. La poésie et le cahier des charges se mêlent dans des masters qui s’hybrident par leurs pratiques et centres d’intérêts. « Comment peut-on créer un art plus militant ? », « Comment faire une pièce qui crée un lien entre ceci et cela », « Comment travailler au-delà de la simple expression plastique personnelle ? ». Ces phrases que nous entendons nous ont donné envie de ranimer ces figures historiques parce qu'il nous semble que tout édifice propose différents usages et qu’une école d’art est d’abord un endroit qu’on peut traverser de multiples manières et dont on peut faire différents usages qui, in fine, lui donneront son identité.

Noémie Sauve, artiste, professeure de dessin à TALM-Le Mans
Commissaire de l'exposition Gypsothèque

Gypsothèque
Exposition de moulages en plâtre

Vernissage mardi 3 mars 2026 à 18 h

Du 3 au 21 mars 2026
Du lundi au jeudi de 11 h à 19 h 
Le vendredi de 11 h à 18 h 30
Le samedi de 10 h à 19 h 

Entrée libre | tout public

Remerciements : 
Noémie Sauve, artiste et professeure de dessin,
Ronan Le Régent, professeur en graphisme, 
Claire Trotignon, artiste et professeure de dessin, 
Marie-Yveline Larrea, bibliothécaire,
La Cité de l'architecture et du patrimoine pour son accompagnement scientifique et le dépôt d'une partie des plâtres,
Marie Docher, photographe, autrice et réalisatrice, pour la diffusion de sa conférence "Le genre dans l'art" à TALM-Le Mans en 2024,
La SOFAME pour le don de matériaux,
Les équipes des Musées du Mans pour le prêt de pierres de gypse,
Les équipes techniques de TALM-Le Mans pour le montage de l'exposition.

 

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À l'occasion de l'exposition Gypsothèque, les professeur·es Noémie Sauve et Ronan Le Régent recevront Jean-Marc Hofman, attaché de conservation à la Cité de l'architecture et du patrimoine et Sophie Pène, sociolinguiste, pour un échange qui traversera l’histoire de notre relation aux moulages d’étude en école d'art.

"C’est en remontant le fil de l’origine de notre gypsothèque, bibliothèques de plâtres d’étude de l’école que nous avons découvert qu’une partie d’entre eux venaient d’un dépôt conséquent à l’incendie du Palais de Chaillot en 1997. L’hiver par Houdon, L’enfant à la cage par Pigalle, le buste de Mme du Barry par Pajou, celui de la danseuse par Caffieri, mais aussi deux bas reliefs par David d’Angers sont alors venus s’ajouter aux plâtres commandés sur catalogues d’ateliers de moulages diffusés à partir du 19e siècle par des ateliers de multiples en plâtre de modèles académiques. Ces outils de diffusion des éléments classiques, antiques, d’architecture historiques, religieuses ou mythologiques ont enrichi les sujets et exercices techniques des cours de dessin et de sculpture depuis des années.

Que nous disent aujourd’hui ces réserves et comment peuvent-elles nous parler des transitions en marche et des préoccupations qui animent nos écoles aujourd’hui ? 

Grâce à la participation de Jean-Marc Hofman qui nous a aidé à reconstituer l’enquête sur notre réserve et de Sophie Pène qui a été notamment commissaire d’une exposition de la Biennale du design de Saint-Etienne 2022 dédiée aux transformations des écoles de création, en France et dans le monde, nous tenterons à travers cet exercice d’exploration d’aborder la place historique et contemporaine de ces objets banalisés dans nos école d’art."

Noémie Sauve, artiste, professeure de dessin à TALM-Le Mans
Commissaire de l'exposition Gypsothèque

 

Archéologue de formation, Jean Marc Hofman est depuis 2004 attaché à la conservation de la galerie des moulages, à la Cité de l’architecture & du patrimoine, à Paris. Ses recherches portent principalement sur l’histoire des collections de plâtres, la trajectoire individuelle des mouleurs-figuristes actifs à Paris et l’étude de leurs ateliers. Il a été commissaire / commissaire-associé d’une dizaine d’expositions parmi lesquelles Métro. Le Grand Paris en mouvement (2023-2024), Le Crac des Chevaliers, chroniques d’un rêve de pierre (2018), Viollet-le-Duc, les visions d’un architecte (2015)… 
À l’École du Louvre, il coordonne et anime un séminaire de muséographie sur les ressources et médiums qui interviennent pour exposer l’architecture.

Sophie Pène est professeure émérite (Université Paris Cité). Sociolinguiste, elle est spécialisée dans l’étude des pratiques numériques (apprentissages, travail, création). Directrice de la recherche de l’ENSCI (2009–2012), elle se rapproche aujourd’hui des écoles de design et participe aux politiques interdisciplinaires de transition. Elle a été membre et vice-présidente du Conseil national du numérique, de la Fabrique de l’industrie et du Conseil scientifique de l’institut Mines Telecom.

Conférence
Rencontre avec Jean-Marc Hofman et Sophie Pène

Mardi 10 mars 2026
De 18 h à 20 h

Amphithéâtre (sous-sol)
Entrée libre | Tout public

École supérieure d'art et de design TALM-Le Mans
28, av. Rostov-sur-le-Don, Le Mans